• Critique Fire Punch T.1 par

    J’ai découvert Fire Punch il y a 3 ans avec la lecture du tome 1 pour Izneo. Le titre ne m’avait alors pas vraiment convaincu, sans toutefois provoquer un rejet total. Est-ce que cette seconde lecture m’a fait changer d’avis ? Pas vraiment…

    Ce qui marquera le lecteur (idéalement de plus de 16 ans) dans ce premier volume seront les thèmes présents, qui pourraient, à raison, en choquer certains. Car si on débute « soft » avec un peu de mutilation volontaire suivi de cannibalisme, Tatsuki Fujimoto passe progressivement à la vitesse supérieure avec un brin d’inceste, de viol, d’esclavages, quelques massacres de masse et un zeste de zoophilie/pédophilie pour finir. Oui, nous avons bien là un titre à déconseiller aux moins de 16 ans. C’est costaud, cela peut faire beaucoup, mais on se dit aussi que le monde de Fire Punch est plutôt cohérent avec tout ceci, où les humains doivent se battre pour survivre dans un monde où des « élus » possèdent des pouvoirs de tous types (faire de l’électricité avec leurs mains, générer des flammes éternelles, se régénérer à volonté…) et où l’une d’entre eux, surnommée « la sorcière de glace » a plongé le monde dans une nouvelle ère glaciaire. Ce monde post-apocalyptique peut donc se prêter aux thèmes évoqués, qui reviennent souvent lorsqu’il est question d’un univers où la loi du plus fort prédomine.

    Le décor planté, l’histoire se focalise sur le personnage de Agni et sa quête de vengeance. Lui et, à un degré moindre, sa sœur Luna, possèdent un pouvoir de régénération, qui leur permet de guérir de leurs blessures, et même un peu plus que cela. Sans rentrer dans les détails, un massacre aura lieu dans le village où habite Agni et il n’aura alors plus qu’un seul objectif : vaincre Doma, l’homme qui en est responsable. Mais il va falloir pour cela réussir à survivre aux flammes de son bourreau et son pouvoir de régénération sera fortement sollicité…

    Ce premier tome est très étrange. On ne voit pas ce que la suite peut proposer, le contenu est sacrément corsé, le chapitre final est en décalage avec un nouveau personnage dont on ne sait pas grand-chose… Côté graphisme, il y a du bon et du moins bon, notamment une vraie difficulté pour Fujimoto à différencier les visages des différents protagonistes, ce qui ne facilite pas la compréhension d’un titre dont le déroulement est aussi chaotique. Le monde offert semble plein de possibilités mais ce premier volume, presque auto-conclusif et donc qui aurait très bien pu être un one-shot, n’en propose finalement qu’un petit aperçu.

    6

    ivan isaak - 01 mai 2020

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