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  • Critique La Vie en Doll par

    Prenez une adolescente réservée et légèrement persécutée par ses camarades de classe. Qui vit avec sa mère pratiquement alcoolique et dont le père s’est enfuit à l’étranger. Opposez lui une étrange organisation qui transforme des jeunes filles normales en « vierges » à froufrous capable de voler et d’envoyer des boules de feu. Vous obtiendrez alors un premier tome sympathique quoiqu’un peu lent.

    Dans ce premier volume nous faisons connaissance avec notre héroïne, Kasumi. Une lycéenne pas super charismatique qui agit parfois un peu bizarrement, ce qui ne l’aide pas à se faire des copines. Autour d’elle gravite un groupe de pestes toujours prêtes à lui chercher misère, un garçon mignon mais pas trop dont elle est secrètement amoureuse et sa meilleure, et seule, amie, Emi.


    La vie de Kasumi n’est pas très rose mais elle est trop timide et faible pour essayer de changer les nombreuses choses qui lui déplaisent.
    Un jour, pourtant, elle va recevoir un colis de l’étranger. Peut-être vient-il de son père ? Contenant un miroir et une bague qu’elle va s’empresser d’essayer.
    Si elle ne remarquera rien d’étrange sur le coup, il n’en ira pas de même le lendemain, à l’école, quand la peste en chef recommencera à lui marcher sur les pieds.

    A ce moment ce sera comme si la personnalité de Kasumi se divisait en deux partie. Avec d’un coté, celle qu’elle est tous les jours, gentille, timide et effacée. Et de l’autre, une Kasumi qui fonce tête la première et qui anéantit les problèmes qui se dressent devant elle d’un simple coup de boule.


    Évidemment les choses ne pouvaient en rester là. Et surviennent alors les membres d’une organisation secrète bien décidés à récupérer la bague et le miroir.

    Kasumi va alors devoir apprendre à vivre et à collaborer avec son double pour pouvoir leur échapper et, si possible, sauver son amie, prise elle aussi dans cette chasse à l’homme. Ou à la fille, dans ce cas précis.


    Je dois admettre que l’histoire est assez éloignée de ce que j’avais imaginé. Si nous avons ici un modèle qui fait très Magical Girl, le fond et l’ambiance sont par contre assez éloignés du genre. Ici les héroïnes risquent leur vie, sont dirigées par des adultes et semblent perdre tout libre arbitre quand elles se transforment.

    Il est intéressant de voir la « face sombre » de Kasumi évoluer au fil du récit. A mesure qu’elle prend confiance en elle et en ses capacités son apparence change mais également sa personnalité. Elle devient plus complète, s’éloignant de plus en plus radicalement de son modèle d’origine.
    Les deux adolescentes s’opposent sur tous les points où presque mais elles on besoin l’une de l’autre pour rester en vie. Ce qui va amener leur relation à beaucoup évoluer en très peu de temps. La transition est d’ailleurs bien maitrisée et très fluide. Elles, qui ne peuvent à priori faire confiance à personne, vont être amenées à faire certains compromis qui les feront gagner en maturité.

    Finalement, les personnages secondaires installés en début de tome sont rapidement occultés et c’est assez surprenant. On aurait pu s’attendre à un peu plus de présence de la part du ressort amoureux et de la peste de la classe vu leur mise en avant dans la première partie. Or ils s’éclipsent très rapidement et bien que l’on s’attende à voir réapparaitre au moins Muteki, l’amoureux, durant le combat ou juste après, il n’en est rien. Ils sortent du cadre, de façon carrément mélo-dramatique pour l’un d’entre eux, et ne reparaissent jamais.

    Ils reviendront peut-être dans le tome deux mais j’en doute. Au vu de la fin il y a fort à parier que celui ci ne se concentrera plus du tout sur la vie scolaire de l’héroïne.

    Au fond ce n’est pas si mal joué. Ce dédoublement de la personnalité marque ainsi une rupture entre la Kasumi d’avant et celle de maintenant mais également dans son environnement et ses préoccupations.

    C’est un premier tome assez honnête avec beaucoup d’action. On lui reprochera peut-être de tirer un peu trop en longueur lors des combats et de ne pas nous offrir grand chose de plus.
    Quand on referme le livre on n’en sait toujours aussi peu sur l’organisation et cet enchainement d’action pure nous a tenu un peu éloignés d’évènements qui auraient contribué à rendre Kasumi attachante. Du coup ses ennuis et ses chagrins nous passent un peu au dessus.

    Les dessins sont sympa sans être foufous non plus. La couverture et les illus couleurs des premières pages sont en revanche bien jolies.

    6

    kobaitchi - 22 novembre 2016

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