• Critique Revenge classroom T.1 par

    Comme son titre l’indique assez explicitement, Revenge Classroom est une histoire de vengeance qui se déroule dans le milieu scolaire. Ayana, élève de 3e, est le souffre-douleur de l’ensemble de ses camarades de classe qui jouissent d’un énorme sentiment d’impunité. Violences, intimidation, racket… Ayana se laisse malmener jusqu’au jour où celle-ci se retrouve percutée par une voiture, très certainement à cause de l’un de ses bourreaux. La jeune fille décide alors de riposter.

    Si le pitch de la série promet un bon moment « pop-corn », le manga du duo d’auteurs Karasu Yamazaki et Ryu Kaname s’offre pourtant un départ assez faible.

    1er défaut : les cas du jour.
    Pour un manga se présentant comme une série du type « survival », force est de constater que l’enchainement des « sujets » à neutraliser est plutôt répétitif et que les plans concoctés par Ayana n’ont rien de très palpitant ou de particulièrement violent. Le schéma narratif consiste à nous présenter succinctement la personne ayant fait défaut à Ayana puis à concrétiser la chute de la victime choisie, principalement à base de mensonges et de manipulations.
    Et les morts dans tout ça ? Les chutes prévues aux différents chapitres déçoivent par leur côté « gentil » qui n’ont pas grand-chose à faire dans un « jeu » de survie. Il faudra attendre le dernier chapitre pour être rassuré, celui-ci amenant le premier twist majeur qui fera du coup plaisir aux amateurs. Revenge Classroom clame ses premières victimes tardivement mais elle les clame !

    2e défaut : l’héroïne.
    Si l’on ne peut décemment pas cautionner toutes les brimades qui lui ont été faites, le lien « lecteur/personnage » nécessaire pour adhérer à la vengeance de la jeune fille est très, très fin. Ayana n’a rien de la fille que l’on prend en pitié et que l’on encourage vivement à faire mordre la poussière à ses bourreaux. Son charisme « machiavélique » ne brille pas des masses, son attitude passive lorsqu’il s’agit de faire face dans la lumière à ses agresseurs est décevante, sans parler des raisons qui la poussent à s’en prendre à certains qui sont parfois douteuses… Yuko en est un bon exemple. L’ancienne amie, qui a pris ses distances sur un malentendu, est prise pour cible pour avoir eu ses propres problèmes d’adolescentes et ainsi « abandonné » Ayana à son sort… Dans une telle configuration, difficile de prendre le parti de cette dernière, aveuglée par la colère.

    3e défaut : l’aura typée série B (ou Z…)
    Quoiqu’on en dise, Revenge classroom est cheap. Les dialogues comme les situations décrites ne sont pas très travaillés. Les brutes ont des personnalités interchangeables et les clichés fusent dans tous les sens. Donnant le coup de grâce, les dessins ne dégagent rien de bien mémorable.
    Revenge Classroom n’affiche aucune ambition au-delà de son prémisse de base qui est déjà mal maitrisé…

    En bref, la nouvelle série de Doki-Doki se fond dans la masse dès son premier volume. N’apportant rien de nouveau au genre, elle échoue surtout là où le manga de type « survival » se doit d’exceller : créer l’effervescence.

    5

    Charlie One - 17 mars 2015

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