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  • Critique A Silent Voice T.2 par

    Voilà maintenant deux mois que nous découvrions la nouvelle pépite des éditions Ki-oon. Deux mois d'une attente très difficile pour connaître la suite de l'histoire, mais cette attente n'est rien comparée à celle de Shoya. Lui a dû attendre des années avant de retrouver Shoko.

    Nous avions laissé notre jeune héros au moment où il retrouvait celle qu'il avait martyrisé au primaire. Dans ce tome, c'est la fuite de Shoko face à Shoya qui est le premier moment marquant, mais il n'est rien face au suivant : le jeune homme a appris la langue des signes pour pouvoir parler avec Shoko et s'excuser. Cet événement, qui fonctionne en miroir inversé avec un autre à la fin du tome (que je ne dévoile pas pour laisser la surprise et pour que chacun se fasse son opinion car il est très ouvert). Puis il lui fait des excuses qui prouve l'énorme travail sur lui-même qu'il a fait et l'importance de sa culpabilité. Shoya se considère indigne de devenir l'ami de Shoko : selon lui, il ne mériterait que la mort pour tout ce qu'il a pu lui faire auparavant. Mais la jeune fille va lui montrer qu'elle ne le déteste pas, elle ne le rejette pas, ce qui permet d'alléger l'atmosphère. Du moins jusqu'à l'arrivée de la mère de Shoko qui ne s'est guère assagie au cours des ans (bien qu'à la fin du tome, on voit un très léger mouvement de changement). Elle reste malgré tout très dure, autant avec Shoya (ce qui est tout de même compréhensible, étant donné ce qu'il a fait à sa fille) qu'avec sa propre fille.

    Par la suite, nous découvrons deux nouveaux personnages : Yuzuru, « le petit frère » ultra « protecteur » de Shoko (l'analepse sur leur passé est d'ailleurs non seulement bien amenée, mais elle est permet de mieux saisir pourquoi ce nouveau personnage est si dur envers Shoya malgré son jeune âge) et Tomohiro, le premier ami de Shoya dans sa vie lycéenne. Tomohiro semble assez fort de caractère, gentil, attentionné, bien élevé mais peu sûr de lui, mais il est encore un peu tôt pour en faire un portrait complet. Néanmoins, son apparition permet de parler d'une technique extrêmement ingénieuse de la part de l'auteur : l'anonymat des personnages que Shoya côtoie, croise mais qui n'ont pas de but dans le manga. En effet, Yoshitoki Oima a décidé de mettre une croix noire devant le visage des personnages que Shoya croise mais avec lequel il n'a pas d'interaction et qui n'apporte rien au récit puisqu'ils ne font pas parti du cours de sa vie. Il s'évite ainsi de chercher un visage pour tous les personnages-décor, mais en plus il montre d'emblée que si un personnage garde une croix noire devant le visage alors c'est qu'il n'est pas important dans le récit. Et cela se prouve car ce n'est qu'après que l'esprit de Shoya fasse tomber la croix du visage de Tomohiro que celui-ci prend de l'importance et va interagir avec Shoya.

    Dans le reste du tome, on continue à voir les tentatives de Shoya pour se rapprocher de Shoko, pour se faire pardonner (même s'il a conscience que ça ne changera pas le passé et n'effacera pas ses actes) malgré les obstacles dressés par Yuzuru. On est balancé émotionnellement, même si on a le cœur surtout attendri par ce qu'on lit. C'est beau, fluide, clair : aucun élément n'est de trop, on ne cherche pas à faire pleurer, juste à attendrir. A Silent Voice, à nouveau, nous emmène dans une histoire dont on veut connaître la suite, dans une histoire porteuse d'espoir, dans une histoire qui nous rend meilleur et qui nous fait du bien.

    Je n'ai pas parlé de l'édition, mais que dire de plus que ce que répète depuis que je fais des critiques et des chroniques : on a dans les mains un manga d'excellente qualité, avec une très belle mise en page, un papier très agréable au toucher. Bref, on a un manga Ki-oon.

    On termine le manga sur une surprise qui énerve... car étant mise en scène de façon magistrale, on enrage de ne pouvoir avoir tout de suite le tome 3 dans les mains ! Ainsi les amis, faîtes comme moi : délectez-vous du tome 2 de A Silent voice, et dîtes-vous que l'attente n'a qu'un but : permettre à un chef-d’œuvre d'émotion de vous toucher pendant tout 2015.

    8

    TimJo - 18 mars 2015

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