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  • Critique Le Roi des Ronces par

    "Le Roi des Ronces" est un manga vraiment particulier, à la mise en scène très cinématographique, comme le dit l'auteur lui-même. On rentre directement dans l'histoire, sans avoir le temps de se poser des questions. Kasumi, une jeune fille atteinte par la maladie Médusa qui fossilise les cellules, se fait cryogéniser avec 159 autres personnes en attendant qu'un remède puisse être trouvé. Au réveil, le laboratoire ressemble à une jungle post-apocalyptique peuplée de monstres sortis de cauchemars, auxquels il va falloir échapper...

    Autant l'admettre, la critique ci-dessous tapée par "Le chat de Schrödinger" ne mentait pas sur un point: on retrouve tous les clichés du film-catastrophe et oui, les personnages sont vraiment très, très, très caricaturaux. D'un autre côté, compte tenu du public auquel s'adresse l'oeuvre, qui s'en plaindra?

    Dans les trois premiers tomes, l'accent est mis sur la course contre la montre liée à la maladie et la progression dans le château envahi de créatures vraiment atypiques. L'imagination de l'auteur est remarquable, le suspens parfaitement amené, le scénario semble prometteur et le tout est plutôt sérieux. A ce stade, la plupart des lecteurs auront largement de quoi succomber.
    Par contre, à partir du tome 4, on commence à voir apparaître des éléments qui portent un coup à la cohérence du truc. Certes, on est devant un scénario-catastrophe et, pour en arriver à une fin digne des meilleurs films du genre, il fallait bien que l'auteur trouve une excuse pour se débarrasser de cette fichue maladie censée être incurable. Par contre je vous assure que je me suis vraiment marrée devant l'explication de l'origine de Médusa, l'identité de la mystérieuse jeune femme qui suit les rescapés dans l'ombre, l'origine du monstre géant qui bouffe la moitié des gens tout au début, et surtout les nouveaux ennemis qui apparaissent...

    Le film-catastrophe tourne à la série B: l'auteur le dit lui-même sur la jaquette du tome 6 (heureusement), et tous les lecteurs qui ne voudront pas le suivre dans son délire risquent bien d'essuyer une légère déception s'ils refusent de laisser derrière eux la cohérence et l'efficacité redoutable des trois premiers volumes. Une fois l'idée admise, on suit avec plaisir la fin loufoque et très "too much" de cette histoire, en laissant le cerveau au vestiaire et en profitant juste de ce grand spectacle furieusement maîtrisé, servi par des graphismes sobres pour les personnages, fouillés pour les créatures; et toujours très dynamiques.

    "Le Roi des Ronces" ne comblera pas les attentes d'une partie de ses lecteurs. Les autres se laisseront tenter par le voyage, dépaysant, divertissant, remarquablement mis en scène... Excellent, tout simplement.

    6

    Pois0n - 25 mai 1970

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