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  • Critique L'Enfer en bouteille T.1 par

    Un frère et une sœur, seuls survivants d’un naufrage, vivent sur une île perdue. Un Abbé croit voir la tentation partout autour de lui. Un masseur avare et aveugle ne compte pas laisser quiconque accéder à son butin. Une sœur et son frère handicapé tentent de survivre dans une période sombre du Japon de l’avant-guerre. Ce sont ici quatre histoires, quatre nouvelles différentes d’un maître de l’ero-guro, un mélange des genres érotiques et grotesques : Suehiro Maruo.

    Après une préface de Moebius, rien que cela( !), vous pouvez découvrir ces quatre histoires aux scénarios originaux, parfois un peu dérangeant accompagnées de dessins eux aussi particuliers. Les histoires mêlent le grotesque, l’humour et de l’érotisme pour arriver à un résultat asses stupéfiant. « L’enfer en Bouteille » est une découverte surprenante par la forme des histoires racontant des relations, des moments de vies, des illusions, montrant les aspects noirs de la nature humaines, la méchanceté innée de certains et l’horreur de situations inextricables. Quatre histoires sans liens mis à part le genre et le graphisme. Un graphisme particulier, des personnages nus, des scènes de sexes, des visages déformés par la handicape ou une situation particulière. Rien n’est caché bien au contraire, tout est mis en scène pour accentuer ce genre « ero-guro » si étrange au premier abord.

    Les différents chapitres se lisent vite, l’auteur est souvent économe en dialogue permettant, à nous lecteurs, d’apprécier son trait, glissant un crâne ici ou là, un corps nu, où encore un paysage de rêve. Un manga rassemblant des histoires torturées, avec un érotisme sombre et des thématiques obscures. L’édition quant à elle est de bonne facture, Casterman est fidèle à son genre : couverture souple facilitant la lecture et papier de qualité pour faire « briller » le graphisme.

    Rien de surfait ici, « L’enfer en bouteille » porte bien son nom. Si « bouteille » fait référence directement à la première partie du recueil, l’enfer est quant à lui bien présent dans chaque moment : l’avarice, la luxure, l’égoïsme, la colère, la tentation… des thèmes bien religieux au fond, mais avec une approche satirique assez unique en son genre aussi bien par le fond que par la forme.

    Pour lecteurs recherchant une nouveauté, une incongruité, un genre unique !

    8

    Lelouch - 25 février 2014

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