• Critique Kokkoku T.2 par

    Les premiers chapitres jouant à fond la carte de la SF, se replonger dans l’univers de la série pour la lecture de ce second tome de Kokkoku est quasi instantané. Seita Horio rassure dans ses choix scénaristiques et utilise à bon escient cette traque à la pierre capable de suspendre le temps pour développer ses protagonistes.

    A travers une rencontre violente entre les membres de la secte « Amour Véritable » - sérieusement, j’adore ce nom – et Juri, puis à l’appui d’un flashback revenant sur la rencontre fortuite de cette dernière avec Majima, l’auteur lève le voile sur les premiers mystères tout en prenant soin de maintenir son emprise sur le lecteur en révélant une nouvelle capacité hors du commun, celle consistant à expulser les intrus du monde statique en manipulant l’énergie qui l’y habite.

    Le personnage de Juri prend alors une toute autre dimension, celle-ci endossant véritablement le rôle pilier de l’histoire tandis que Majima gagne en nuance grâce aux traumatismes de son passé. Tout ceci sans surjouer sur l’émotion mais au contraire en accentuant la sensation d’irréel qui émane de la situation…

    La seconde partie du tome est de fait moins engageante, celle-ci étouffant les éléments de science-fiction pour se recentrer sur le père de Juri, loser par excellence et prisonnier de la secte. L’ambiance change du tout au tout, amenant la désagréable impression que sa rencontre avec le chef de la secte, n’est due qu’à une volonté de faire trainer les choses en longueur. Leurs échanges, bien qu’annonciateurs de fourberies pour la suite de l’histoire, ne sont pas aussi passionnants à suivre qu’ils auraient dû être. A cela, s’ajoute la réunion entre Juri et son grand père qui nous ramène une seconde fois en arrière sans pour autant que l’intérêt de ce nouveau bond dans le temps ne soit très clair… Vient enfin, un nouvel aparté centré sur les hommes de mains de la secte dont le rôle très clair de chair à canon pour faire apparaitre le régent n’est pas utilisé avec beaucoup de finesse.

    En résumé, ce deuxième tome de Kokkoku a commencé de manière très intéressante, pour ne pas dire passionnante avant de voir son rythme plonger à cause d’une secte dont l’aura n’est pas au niveau de l’univers dans lequel elle évolue.

    Accessoirement, il faut aussi souligner que la finalité de cette chasse au caillou magique est encore bien brumeuse.

    6

    Charlie One - 11 juin 2015

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