• Critique Berserk T.12 par

    Ça y est, nous sommes aux portes du cauchemar ! On me parle de ce tournant depuis le début de Berserk et malgré tout je n'étais pas prête alors qu'on n'en est qu'au début... Ce tome est d'une intensité rare. On frémit dès le début. On a la boule au ventre d'anticipation de ce qui va se passer parce qu'on sent bien qu'on est en plein dans le calme avant la tempête.

    Les Faucons viennent de réaliser que leur chef, Griffith, n'est plus en état de les diriger. C'est très dur pour eux et ils ne sont pas prêts. Griffith non plus d'ailleurs, il rumine sa jalousie vis-à-vis de Guts et de sa relation avec Casca en prime. Cette dernière réalise l'état de grande faiblesse dans lequel est Griffith et ce que ça remue en elle. Quant à Guts, il commence à comprendre qu'il s'est peut-être trompé en partant et qu'il est peut-être, en partie, responsable de tout ça. Ça fait beaucoup de remises en question et de cheminements et questionnements pour tout le monde, ce qui peut tournebouler pas mal l'esprit du lecteur de la saga.

    Mais là où ça nous bouleverse vraiment, c'est quand on comprend les conséquences de l'infini mal être de Griffith et qu'on voit sa manifestation en image, ça nous fait complètement basculer dans l'horreur et c'est saisissant. Si je devais trouver une image glauque et angoissante de l'Enfer, c'est celle-ci qui me viendrait à l'esprit désormais. Kentaro Miura nous transporte dans un univers juste insoutenable en une fraction de seconde pour nous emmener vers cette Occultation annoncée de longue date et tout prend sens. J'ai été soufflée par l'ambiance terriblement lourde qui montait peu à peu alors que concrètement il ne se passe pas encore grand-chose côté action, ça viendra sûrement dans le tome suivant, je le crains.

    Non, toute l'horreur de la situation se joue sur le plan psychologique. On a de très belles pages sur le drame de la relation Guts-Griffith qui nous réchauffent et nous refroidissent le coeur tout à la fois. On sent qu'une amitié très forte et peut-être même trop forte les unis et que ce sera le ciment du drame qui se joue. C'est d'une tristesse ! Griffith me soulève le coeur. Je me doutais bien que ce n'était pas l'homme froid et insensible qu'on nous annonçait. Et Guts devient de plus en plus humain, ça atteint des sommets. Il est prêt à tout pour son ami, mais... ça ne suffit pas et c'est là le drame V.V

    Je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher le plaisir aux lecteurs qui liront ces pages, juste que graphiquement on est très très loin des débuts un peu maladroit de l'auteur. Son trait est devenu fin, précis, poétique et plein de métaphores. Il sublime l'horreur qui se joue devant nous et la rend encore plus palpable. J'ai très très peur pour le tome suivant, je ne sais pas si mon coeur résistera...

    9

    Tampopo24 - 07 janvier 2020

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