• Critique Princesse Kilala T.1 par

    Si, contrairement à ce que pense Kilala, toutes les petites filles ne rêvent pas forcément de devenir princesse, s'il y en a une dont c'est le cas et qui refuse de se l'avouer, c'est bien elle. Il faut dire qu'avec son tempérament casse-cou et fonceur, elle n'a selon elle pas la tête de l'emploi. Voilà pourquoi, après avoir secouru un jeune homme à la recherche d'une princesse, elle le dirige plutôt vers sa meilleure amie... Sauf que la belle se fait enlever et les voilà qui se lancent à sa poursuite. Le point de départ d'une aventure qui conduira Kilala, la disneyphile, à la rencontre de ses héroïnes préférées.

    Raconté comme ça, on pourrait penser que c'est le grand foutoir scénaristique, mais en fait non. On ne sait pas très bien si le pensionnat de Kilala se trouve dans notre monde ou un qui lui ressemble, on ne nous dit pas grand-chose sur le fameux mal qui ronge le pays de Rei ni comment la princesse qu'il recherche pourrait aider, mais la narration, focalisée sur l'instant présent et très portée sur l'action, ne nous donne dans les faits pas trop le temps de nous poser de questions. Tout s'enchaîne très vite et de façon fluide, sans le moindre temps mort et on se laisse porter aux côtés de Kilala et Rei dans leurs péripéties. Bien évidemment, on n'échappe pas à un début de romance entre ces deux-là, mais il n'est heureusement ni expédié, ni omniprésent et semble plutôt naturel.

    Ce qui semble moins naturel en revanche, c'est l'intégration du côté Disney, l'apparition de Blanche-Neige servant presque de faire-valoir...

    Heureusement que visuellement, le trait de Nao Kodaka est d'une fidélité saisissante au chara-design d'origine ! On sent que l'auteure est au moins autant disneyphile que son héroïne. La princesse, les nains, la méchante reine... C'est absolument bluffant et la fracture avec le monde d'origine de Kilala est bien réelle. Kilala, ses amis et leur monde bénéficient eux d'un trait shojoesque très classique mais fin et maîtrisé. Il n'y a pas beaucoup de décors, mais l'ensemble se rattrape par son dynamisme et son expressivité. On regrettera un côté parfois brouillon dans les scènes d'action, mais bon, ce n'est pas la spécialité de la mangaka, après tout...

    Au final, on arrive en bout de tome sans voir le temps passer. Oui, c'est parfois un peu culcul sur les bords, oui, il y a des clichés, mais ce tome parvient sans mal à remplir son objectif premier, à savoir immerger dans une histoire magique « à la Disney » qui fera rêver aussi bien les jeunes lecteurs que les adultes sensibles au charme du truc.

    Et n'oublions pas le cliffhanger de fin, particulièrement sadique.

    L'édition de Nobi-Nobi est comme d'habitude irréprochable, que ce soit au niveau du papier, de la reliure ou de l'impression.

    7

    Pois0n - 24 mai 2019

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