• Critique Nos c(h)oeurs evanescents T.2 par

    Encore un très joli tome, centré comme l'annonce la couverture sur le personnage d'Akitoshi, le président de la chorale. Revenons un instant sur cette couverture juste superbe et très symbolique où l'on retrouve plein de petits éléments décrivant bien le personnage. Elle m'a fortement rappelé l'univers de Piano no Mori (Piano Forest) que j'aime aussi beaucoup.

    Ce sont des sentiments complexes qui sont mis en avant et décris dans ce tome, ceux d'un jeune garçon issu d'une famille comportant plusieurs prodiges, ce que lui-même n'est pas. Il a du mal à vivre en étant "normal" et cherche donc à tout prix à exploiter son potentiel, mais il va trop loin. Il ne sait pas comment faire ou jusqu'où aller. Akitoshi est un personnage vraiment très bien écrit, le genre à fleur de peau qui peut exploser en plein vol et blesser plein de gens autour de lui. Le suivre dans son parcours dans ce tome est un très beau moment, long, lent, compliqué, douloureux parfois aussi, mais très beau et salvateur. Sa relation avec le professeur responsable de la chorale est essentielle, tout part de là. Les deux hommes se ressemblent dans un sens, ils n'ont pas pu faire ce qu'ils voulaient dans la vie faute de talent en quelque sorte, mais ils n'ont pas abandonné pour autant et travaillent d'arrache-pied sauf qu'ils s'y prennent mal. Ce sont deux garçons forts maladroits, notamment dans l'expression de leurs sentiments et ils ont donc besoin d'aide pour s'entendre, se comprendre et faire la paix.

    Le groupe est donc essentiel dans ce tome, ce que j'apprécie beaucoup. L'autrice développe une vraie cohésion au sein de cette chorale de collégiens alors qu'ils sont tous différents et qu'il y a des individualités fortes et des divergences. Mais un même sentiment les anime, une même passion, une même envie de chanter pour eux et pour les autres, c'est ce qui les sauve. C'est vraiment extrêmement touchant et même si tous les personnages ne sont pas encore développés et que beaucoup restent encore un peu flou, il n'empêche que c'est un groupe chaleureux dans lequel on aurait envie de s'intégrer car ils acceptent tout le monde du plus talentueux au plus médiocre, ils ne se retournent pas contre celui qui les houspillent mais cherchent à l'aide. C'est une belle mentalité et de belles valeurs à transmettre.

    En dehors de cela, on suit notre petite chorale qui avance entre différentes répétitions. Ils cherchent à mieux comprendre le processus pour que leurs performances fonctionnent et gagnent en qualité. On les voit travailler les chansons, s'inscrire à de nouveaux concours, gagner la confiance de leur professeur pour les aider. En parallèle, on assiste aux tout tout premiers pas d'Aoi dans la troupe de l'opéra aux côtés de Machiya, mais ils sont un peu en retrait cette fois vu que l'autrice a fait le choix de mettre Akitoshi en avant, c'est bien aussi de varier les premiers rôles.

    C'est graphiquement toujours aussi sublime, toujours plein de métaphores visuelles et avec une composition virevoltante et poétique qui fait voyager aussi bien dans le monde de la musique qu'à l'intérieur des sentiments complexes des personnages. Je suis vraiment fan du style de l'autrice qui me parle énormément.

    8

    Tampopo24 - 10 juin 2020

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