Retour vers le passé : Lake Placid (1999)

 

Comédie/horreur
Long métrage américain/canadien
Réalisé par Steve Miner
Scénarisé par David E. Kelley
Avec Bill Pullman, Bridget Fonda, Brendan Gleeson, Oliver Platt…
Année de production : 1999

La deuxième moitié des années 90/début des années 2000 a vu l’énième retour de ce sous-genre du cinéma d’horreur qu’est l’attaque animalière pour une nouvelle vague de productions aux budgets plus ou moins importants. Ces films peuvent se voir comme les héritiers des bisseries des années 50 (Tarantula !Des Monstres attaquent la ville…) et celles des années 70/80 qui ont suivi l’immense succès des Dents de la Mer (pour lequel Steven Spielberg a propulsé un sujet jusque là réservé à la série B au rang de blockbuster).

Suite au succès plus financier que critique de Anaconda en 1997 se sont donc enchaînés (dans le désordre) des requins (Peur Bleue de Renny Harlin), des varans (Komodo de Michael Lantieri), des chauve-souris (Bats de Louis Morneau), des araignées (Spiders de Gary Jones, Arachnid de Jack Sholder) ou encore le très gros croco de Lake Placid signé Steve Miner, héritier des crocodiliens gigantesques vus dans des longs métrages comme Alligator de Sergio Martino et L’Incroyable Alligator de Lewis Teague.

 

 

Lake Placid est l’un des rares scénarios écrits pour le cinéma par le prolifique téléaste David E. Kelley (Ally McBeal, Boston Justice, Mr Mercedes…). Il met en scène une équipe dysfonctionnelle réunie pour enquêter sur la mort d’un agent de la protection des eaux et forêts, dévoré par un mystérieux animal qui se révélera être un énorme crocodile. Il y a une paléontologue campée par la mimi Bridget Fonda, un garde forestier interprété par Bill Pullman et pour la mécanique comique deux personnages qui n’arrêteront pas de s’asticoter, le shérif du coin (Brendan Gleeson) et un excentrique spécialiste des crocos (Oliver Platt…qui continuait là de faire du Oliver Platt puisqu’il jouait alors souvent le même genre de rôle).

Le réalisateur Steve Miner (Vendredi 13 13 II et III, House) ne s’écarte pas d’une formule qui avait déjà fait ses preuves, avec attaques en vues subjectives avant de révéler pleinement la menace, habile mélange de l’animatronique créé par le regretté Stan Winston et de CGI. Pas de surprises dans la structure du scénario donc mais une bonne alchimie entre les acteurs, des répliques croustillantes et un ensemble qui ne se prend pas trop au sérieux, ce qui rend l’aspect horrifique assez léger…et donc par la même occasion un certain manque de mordant est à noter (notamment dans le climax) mais le divertissement reste agréable et amusant…

 

 

Lake Placid n’a pas été un grand succès au box-office (57 millions de dollars de recettes pour un budget de 27 millions), mais les chiffres de son exploitation en VHS/galettes numériques furent assez suffisants pour démarrer une franchise exclusivement destinée aux marchés du direct-to-video et du petit écran (via la chaîne Syfy), avec cinq opus supplémentaires : Lake Placid 2 en 2007, Lake Placid 3 en 2010, Lake Placid : The Final Chapter en 2012, le crossover Lake Placid vs Anaconda en 2015 et le reboot Lake Placid : Legacy en 2018.

Publiée le 25.04.2026 13:11:00