3, 2, 1… Ignition!

Si vous aimez Warren Ellis, Glénat Comics vous gâte pour sa première vague de parutions...

 

Si vous aimez Warren Ellis, Glénat Comics vous gâte pour sa première vague de parutions puisque après Anna Mercury, vous allez pouvoir découvrir en français (traduction du vénérable Alex Nikolavitch et lettrage de Stephan Boschat) une autre histoire qu'il a scénarisé aux USA pour Avatar Press : Ignition City.
À la planche à dessins, c'est Gianluca Pagliarani qui œuvre, comme le cite l'édition française, dans cette uchronie steampunk. Les lecteurs connaissent cet illustrateur qui a déjà travaillé avec l'auteur britannique sur Aetheric Mechanics et Wolfskin.
Uchronie steampunk, certes, mais c'est surtout un formidable western que propose Warren Ellis. Les ingrédients sont là : une jolie jeune femme qui vient enquêter sur l'assassinat de son père, un bar où l'alcool coule à flot, des hommes de mains pas très fréquentables, un représentant de la loi corrompu au possible, des duels de flingueurs, des sales gueules et un meurtre à élucider.
Ayant pour cadre l'île flottante Ignition City servant à la fois de spatioport et de véritable bagne, Mary Raven va devoir prendre garde aux assassins de son père qui voient d'un mauvais œil son arrivée sur la base. Elle doit aussi se méfier du marshal local pourrit jusqu'à la moelle, dont la priorité est de garder secret la véritable raison d'être de la station, qui vaut à Ignition City et ses habitants de subir un véritable blocus.
On sait depuis Ministry Of Space, Orbiter ou Switchblade Honey que l'aviation et la conquête spatiale sont des univers que Warren Ellis affectionne. On découvre avec Ignition City qu'il aime également l'univers du western, avec ses tords boyaux et ses holsters élimés par le temps.
C'est aussi l'occasion de (re)découvrir le superbe travail de Gianluca Pagliarani et de son encreur Chris Dreier, qui donnent aux personnages un petit côté "à la manière de" Jack Kirby et dont les décors fourmilles de détails.
On ne peut donc que recommander cette nouvelle incursion de Warren Ellis dans l'uchronie et le steampunk prenant la forme d'un véritable western assez savoureux. Une nouvelle fois, le scénariste offre aux lecteurs un superbe rôle d'héroïne qui n'a pas froid aux yeux. Une nouvelle publication parfaitement complémentaire avec Anna Mercury ou les autres œuvres récentes d'un auteur prolifique et désormais très bien publié en France.

Pour lire les premières pages de cet opus, cliquez ICI.
L'article consacré à Anna Mercury chez le même éditeur en cliquant ICI.
L'interview de Nikolavitch au sujet de sa traduction d'Ignition City ICI.

1956. Une attaque Martienne a interrompu la Seconde Guerre mondiale, et le monde a changé. Apportant leur technologie, les aliens ont rendu possibles les voyages dans l'espace. Des bases spatiales se sont développées un peu partout. La plus importante d'entre elles s'appelle Ignition City, la porte des étoiles. C'est un spatioport cosmopolite et malfamé qui porte bien son nom, car une simple étincelle pourrait embraser cet endroit où gravitent des gens peu fréquentables… Mary Raven, la fille du légendaire pilote Rock Raven, débarque à Ignition City pour découvrir les raisons de la disparition de son père. Dans les affaires de celui-ci, la jeune femme met au jour un journal de bord qui va lui révéler bien des secrets - et commencer à lui attirer des ennuis. Car à Ignition City, on n'aime pas les questions, et encore moins les réponses. Mais Mary n'est pas du genre à se laisser faire… Ignition City est une uchronie steampunk magnifiquement illustrée par Gianluca Pagliarani, qui marie l'univers de Jules Verne et l'un des thèmes récurrent de Warren Ellis, la conquête spatiale. Un western spatial d'une intelligence rare et d'une tension palpable.
 


 
Publiée le 20.04.2012 20:32:00