Critique Flying Witch 3

[La présente critique couvre les tomes 2 et 3 de Flying Witch]

 

Précédemment dans Flying Witch… l’étourdie mais charmante sorcière Makoto emménageait chez ses cousins appartenant au commun des mortels, Kei et Chinatsu, afin de poursuivre son apprentissage de la sorcellerie dans la joie et la bonne humeur.

 

Après un premier tome fort sympathique et chaleureux consacré à l’installation de l’adolescente magicienne à Aomori et à la démonstration de ses premiers talents, Chihiro Ishizuka récidive avec deux nouveaux tomes dans lesquels fantastique et péripéties familiales, au bon air frais de la campagne, se côtoient pour notre plus grand amusement.

 

Si vous avez lu le tome 1 de Flying Witch, vous savez en effet que l’humour est une constante et un des atouts majeurs de la série. Tout d’abord grâce à l’expressive Chinatsu dont les premiers chapitres nous avaient démontré son fort potentiel comique, au travers de ses adorables mimiques pour commencer. C’est donc sans surprise que la petite cousine de Makoto continue tout au long de la lecture à nous faire rire et sourire par ses réactions spontanées, ses commentaires et son émerveillement au contact de l’univers magique qui se dévoile à elle. A force d’observer Makoto et sa grande sœur, free-spirit Akane, ce monde surnaturel ira même jusqu’à faire naître en la sœur de Rei un souhait inattendu. Un souhait qui pourrait bien nous ouvrir quelques portes intéressantes pour la suite, constituant une perspective alléchante pour le développement du personnage. Autant dire que maintenant, nous sommes impatients de voir cela !

 

En attendant, l’aspect comique de Flying Witch ne s’arrête pas là et s’enrichit même encore plus, tirant profit des nouvelles rencontres que font le trio principal, à commencer par celle d’Inukai, une diseuse de bonne aventure dont l’apparence canine (!) surprenante serait due à une mauvaise plaisanterie d’Akane. Entre quiproquo qui fournit son lot de fanfaronnerie et cours particulier de divination, les interventions d’Inukai prenant place dans ces 2 volumes s’intègrent parfaitement à l’ambiance caractéristiquement bonne enfant de la série.

 

Les apparitions régulières d’Akane sont quant à elles toujours un plaisir tant le personnage est haut en couleur, et bon professeur par ailleurs. Toujours prête à conseiller et à injecter du fun et un zeste d’aventure dans la vie de ses proches, l’excentrique grande sœur encouragera notamment Makoto et ses cousins à aller tester un salon de thé original, camouflé par la magie et uniquement repérable pour des êtres doués de pouvoirs. Là encore, les occasions ne manqueront à l’autrice pour exprimer sa créativité et créer du divertissement. Sur place, les jeunes gens feront la connaissance d’un autre personnage potentiellement récurrent, en la personne d’Anzu, une jeune apprentie sorcière érudite, se passionnant pour l’archéologie et que l’on recroisera quelques chapitres plus loin sur de mythiques baleines volantes ! Une excursion au parfum d’évasion et d’histoire que j’évoque pour me permettre de souligner, à nouveau, le timing comique maitrisé dans l’illustration et la mise en scène de plusieurs gags. La réalisation fait mouche et pour ce chapitre spécifiquement, les quelques cases dédiées aux « talents » d’observation de Makoto lors de la recherche des baleines sont, pour le coup, véritablement hilarantes. A lire et à relire pour le plaisir.

 

Ichizuka est aussi réellement douée dans le sens où elle parvient à donner à chaque personnage son importance. En écrivant cela, je pense notamment à Rei pour qui sa douceur de caractère le maintient naturellement plus en retrait, comparé aux autres personnalités flamboyantes qui l’accompagnent. Derrière cette discrétion qui ne le rend pas invisible pour autant, Rei apparaît davantage comme un observateur protecteur mais qui s’affirme toutefois progressivement dans son rôle de guide de campagne et qui sait, également, nous amuser à sa façon.

 

On termine ce petit tour d’horizon des personnages en revenant à Makoto, dont le parcours initiatique continue son petit bonhomme de chemin. Chaque nouvelle rencontre évoquée, chaque nouvelle sortie, chaque nouvel échange avec une collègue sorcière ou contact avec un être du surnaturel représente pour l’adolescente une opportunité supplémentaire d’enrichir ses connaissances et développer ses aptitudes. Pas toujours très concentrée mais enjouée et curieuse de tout, elle est le cœur de la série, une héroïne bienveillante que l’on prend beaucoup de plaisir à suivre.

 

Entre deux tours de magie, Ishizuka porte aussi une très nette attention à la nature et à la richesse des paysages de campagne, s’évertuant à communiquer un sentiment de bien-être et de partage, que cela soit au détour d’une balade en forêt à la découverte des plantes et des ressources comestibles qu’offrent la terre, ou bien autour d’une table pour une dégustation de denrées préparées avec amour, ou encore par le plaisir de cultiver son propre potager.

 

Le message écologique de Flying Witch qui se veut bien plus pédagogique et subliminal qu’il n’est moralisateur est on ne peut plus évident et on apprécie cette démonstration de reconnaissance envers une nature généreuse. Une reconnaissance que partage Makoto, même si celle-ci se sustente beaucoup plus qu’elle ne réfléchit aux propriétés thérapeutiques et magiques des plantes ! Quoiqu'il en soit, ces passages s’inscrivent sans problème dans la thématique de la série, quand on sait que la sorcellerie implique généralement de connaître les ressources du sol.

9
En fait, c’est pas bien compliqué, Flying Witch confirme tout le bien que j’en pense avec d’excellents tomes 2 et 3 qui nous offrent une immersion magique dans un coin de campagne du Japon, où le quotidien et les petits plaisirs de la vie sont mis en avant avec beaucoup d’humour, de spontanéité et une bonne dose d’originalité ; tout cela en compagnie de personnages fortement attachants qui transmettent en filigrane de belles valeurs de partage et d’entraide, au travers de moments conviviaux, partagés en famille et entre amis mais aussi par le soin qu’ils accordent à la nature qui les entoure. Lire Flying Witch, c'est passer un très agréable moment dans un univers lumineux et reposant, qui privilégie le bien-être et la bonne humeur avant tout. Tout simplement indispensable pour s'évader quelques instants, le coup de cœur est triplement validé !!
  • De l'humour...
  • De l'originalité...
  • De la détente...
  • De l'évasion...
  • De la spontanéité...
  • ... pour une lecture magique

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par Charlie One

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1 commentaire

Avatar de Hélo SoulWolf

Si il y a bien un seul mot qui peut définir ce manga c'est : Magique. Il n'y a pas besoin de se prendre la tête pour le lire c'est toujours un moment de bonheur et de détente ^^