Uragiri T.5 édition Simple
Uragiri ha Boku no Namae wo Shitteiru
裏切りは僕の名前を知っている
Edition en cours, 6 tomes - Pika Résumé du tome : Reiga, l'ennemi du clan Gio, a enfin fait son apparition. Il n'est autre que Kanata, celui que Yuki considérait comme son frère. Éveillé à sa nouvelle personnalité, Reiga déclare à Yuki qu'ils sont désormais rivaux avant de disparaître dans l'Infernus. Après avoir perdu son meilleur ami, Yuki craignait de souffrir de la solitude, mais grâce à la présence rassurante de Luka et des Zweilt avec qui il entretient des liens profonds, il parvient à surmonter son chagrin. Peu après, Takashiro le convoque à Kamakura, dans la résidence principale du clan. Tachibana suppose que c'est pour lui parler de Reiga et des Giô. Le lendemain, deux apprentis Zweilt, Kuroto et Senshirô, viennent chercher Yuki. Sur la route qui les mène à Kamakura, Yuki rencontre une jeune fille du nom de Meika, une amie de Senshirô...

(7/10 - 1 notes)

(0 notes)

(0 notes)

Pas encore membre ? L'inscription est gratuite et rapide :

Le talent de la mangaka pour la mise en scène y est évidemment pour beaucoup dans ce maintien de l'intérêt malgré une orientation explicative avant tout. Le style est toujours aussi fascinant à lui seul, avec une excellente gestion des ombres, des gros plans, des négatifs et des "poses classes" ; même le sang, quand il y en a, s'avère décoratif, rehaussant la cruauté de certains faits évoqués et assombrissant l’univers.
La narration à la première personne, qui intervient régulièrement hors-bulles, donne à la fois aux planches cette beauté caractéristique des shôjo, et parvient à toucher le lecteur par la focalisation interne qui permet de comprendre et ressentir les émotions des personnages. La lecture se montre donc prenante, y compris quand on ne fait que nous décrire les situations et protagonistes-clefs d'un combat ancestral. Et ne parlons pas des passages où l’on nous relate un véritable récit…
Takashiro Giô en révèle également davantage sur lui-même ; le personnage à la fois s’approfondit et gagne en prestance et en mystère. Il montre également qu’il n’est pas tout blanc, et n’agit pas forcément "bien" si cela peut servir les intérêts des siens. Cela rompt encore le manichéisme de l’univers, déjà limité par le fait que Luka soit un Duras ; et ce même si la pureté attribuée à Yûki s’empresse d’atténuer l’effet obtenu (mais qu’est-ce que c’est émouvant, quand même).
Un tome de bonne qualité donc, qui malgré l’absence de véritable action parvient néanmoins à conserver une impression de dureté et de suspens grâce à sa narration, à sa composition graphique et au côté tragique de certains faits évoqués.
Devenir membre (gratuit et rapide)











