Une vie sans Internet est elle imaginable?
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Re: Une vie sans Internet est elle imaginable?
opaline a écrit:c'est bienvenue dans la nhk.![]()
en tout cas,je vous souhaite bon courage à tous les deux.
Nhk ni yokouso si vous le cherchez sur le web, très bon manga

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Shigueru - MS Addict
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Re: Une vie sans Internet est elle imaginable?
Vivre sans internet?
Quand je pars en vacances j'ai pas forcement internet et c'est vrai que c'est dur mais a force on s'y fait mais s'en passer tout les jours pendant une grande période je pourrai pas. Au début de l'année je n'avais pas internet en semaine(maintenat je l'ai) et je m'en passai très bien mais le week end je sauté sur le pc...
Maintenant je suis obligé d'avoir une connection internet tout le temps pas par plaisir uniquement mais dans ma formation (STAV) j'ai plein de dossier a faire et donc je suis obligé de faire des recherches constament.
Bref en tant que lycée pensant qu'a se"s cours je ne peux pas me passer d'internet tout les jours mais en tant que simple personne je peux m'en passer mais pas sur une longue durée.
Internet est devenu essentiel dans de nombreux domaines : administratif, loisir, reservation, communication,.....
Internet est un outil important et qui devieny indispensable de nos jours.
Sinon je souhaite bien du courage aux agoraphobes car c'est vraiment pas facile a vivre.
Quand je pars en vacances j'ai pas forcement internet et c'est vrai que c'est dur mais a force on s'y fait mais s'en passer tout les jours pendant une grande période je pourrai pas. Au début de l'année je n'avais pas internet en semaine(maintenat je l'ai) et je m'en passai très bien mais le week end je sauté sur le pc...
Maintenant je suis obligé d'avoir une connection internet tout le temps pas par plaisir uniquement mais dans ma formation (STAV) j'ai plein de dossier a faire et donc je suis obligé de faire des recherches constament.
Bref en tant que lycée pensant qu'a se"s cours je ne peux pas me passer d'internet tout les jours mais en tant que simple personne je peux m'en passer mais pas sur une longue durée.
Internet est devenu essentiel dans de nombreux domaines : administratif, loisir, reservation, communication,.....
Internet est un outil important et qui devieny indispensable de nos jours.
Sinon je souhaite bien du courage aux agoraphobes car c'est vraiment pas facile a vivre.
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Lelouch - MS Addict
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Re: Une vie sans Internet est elle imaginable?
En fait, environ 5% de la pop française est agoraphobe, c'est vrai qu'internet leur permet de gagner un contact extérieur mais ce n'est pas la solution...
Pour le reste, internet est tout sauf indispensable, c'est un moyen de communication/ échange génial et super pratique mais c'est un gadget...
Pour le reste, internet est tout sauf indispensable, c'est un moyen de communication/ échange génial et super pratique mais c'est un gadget...
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MagicSeb - MS Addict
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Re: Une vie sans Internet est elle imaginable?
MagicSeb a écrit:En fait, environ 5% de la pop française est agoraphobe, c'est vrai qu'internet leur permet de gagner un contact extérieur mais ce n'est pas la solution...
Pour le reste, internet est tout sauf indispensable, c'est un moyen de communication/ échange génial et super pratique mais c'est un gadget...
a quand meme
Un gadget qui devient indispensable : pour les impots(de plus en plus), les résultats d'examen(le bac), ou autre encore.
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Lelouch - MS Addict
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Re: Une vie sans Internet est elle imaginable?
MagicSeb a écrit:En fait, environ 5% de la pop française est agoraphobe
C'est énorme 5 % !!!! T'es sûr de ça ? Cela fait 3 millions de personnes rien qu'en France quand même !
Lol, Internet, juste un moyen de communication/échange...Pour le reste, internet est tout sauf indispensable, c'est un moyen de communication/ échange génial et super pratique mais c'est un gadget...
C'est bien plus que ça sérieux...
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Nil Sanyas - MS Addict
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Galad - Geek Master
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Re: Une vie sans Internet est elle imaginable?
Mais ce gadget, mal utilisé comme tu le fais en allant voir des pseudo-sites psycho, donne des résultats faux.
Je vous ai cité le chiffre de 5% pour éviter de vous faire peur mais il diffère selon les études, jusqu'à 10% (ensuite il faut voir les différents critères d'inclusions et voir la définition que les chercheurs ont pris de l'agoraphobie, car oui, il existe plusieurs classifications, comme dans toutes les maladies psychiatriques), il s'agit quand même de la phobie la plus fréquente.
Ma source: le polycopié du collège des enseignants de psychiatrie, version papier
Juste histoire de lancer encore des chiffres, 10% de la population française ont un père qui n'est pas le vrai... dans une classe de 30 élèves, cela en fait 3...
pour répondre à Nils, dans le mot gadget,il n'y a rien de péjoratif, mais tu me donnes raison avec les exemples que tu me cites, à savoir le paiement des impots (1 chèques + 1 lettre), résultats d'examens (tu prends ton vélo et tu vas voir la feuille affichée dans ta fac, se que je fais perso car pas de résultats info pour moi) ... donc non internet n'est pas indispensable.
Différent de ton frigo par exemple...
Pour conclure je dirais que je suis qd même le 1er qui défends internet, grâce à qui nous avons des tonnes d'informations rapidement (plus besoin de fouiller les encyclopédies pour se renseigner), mais attention à la sur-information et les fausses informations qui gangrènent la toile...
P.S: pardon, ce n'est pas Nils mais Lelouch qui m'a sorti les exemples, mea culpa
Je vous ai cité le chiffre de 5% pour éviter de vous faire peur mais il diffère selon les études, jusqu'à 10% (ensuite il faut voir les différents critères d'inclusions et voir la définition que les chercheurs ont pris de l'agoraphobie, car oui, il existe plusieurs classifications, comme dans toutes les maladies psychiatriques), il s'agit quand même de la phobie la plus fréquente.
Ma source: le polycopié du collège des enseignants de psychiatrie, version papier
Juste histoire de lancer encore des chiffres, 10% de la population française ont un père qui n'est pas le vrai... dans une classe de 30 élèves, cela en fait 3...
pour répondre à Nils, dans le mot gadget,il n'y a rien de péjoratif, mais tu me donnes raison avec les exemples que tu me cites, à savoir le paiement des impots (1 chèques + 1 lettre), résultats d'examens (tu prends ton vélo et tu vas voir la feuille affichée dans ta fac, se que je fais perso car pas de résultats info pour moi) ... donc non internet n'est pas indispensable.
Différent de ton frigo par exemple...
Pour conclure je dirais que je suis qd même le 1er qui défends internet, grâce à qui nous avons des tonnes d'informations rapidement (plus besoin de fouiller les encyclopédies pour se renseigner), mais attention à la sur-information et les fausses informations qui gangrènent la toile...
P.S: pardon, ce n'est pas Nils mais Lelouch qui m'a sorti les exemples, mea culpa
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MagicSeb - MS Addict
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Re: Une vie sans Internet est elle imaginable?
MagicSeb a écrit: le paiement des impots (1 chèques + 1 lettre), résultats d'examens (tu prends ton vélo et tu vas voir la feuille affichée dans ta fac,
Paiement des impots par le net : économie de papier de timbre de de 20€ et pour le résultats du bac si tu veut les avoir le jour meme il faut internet(j'ai reçu la lettre il y a un moins alors qu'avec internet je les ai eu en juillet) tu vas me dire que j'aurai pu allé les voir a mon lycée : fermer et j'habite a une heure de route de mon lycée donc bon dans ce cas je classe internet indispensable.
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Lelouch - MS Addict
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Re: Une vie sans Internet est elle imaginable?
... donc c'est bien pratique, mais pas indispensable...
je propose d'arrêter de tourner en rond, nous avons chacun notre point de vue, point final.
et je ne dis pas cela pour avoir le dernier mot...
je propose d'arrêter de tourner en rond, nous avons chacun notre point de vue, point final.
et je ne dis pas cela pour avoir le dernier mot...
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MagicSeb - MS Addict
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Re: Une vie sans Internet est elle imaginable?
je pense que c'est bien utile pour tout et n'importe quoi avec un penchant pour le n'importe quoi lol
mais quand même c'est pas indispensable.... tiens ca me fait un peu penser au gens qui ne pourrait pas vivre sans leur télé ou leur portable....
non mais avant ont s'en passait bien quand on avais pas d'ordi ou que c'était encore trop cher ou pas développé et je pense que personne n'en est mort. de toute façons ca peut tous nous arrivé un jour de plus l'avoir donc mieux vaut apprendre à vivre un peu sans. puis j avais lu un article scientifique qui parlais d'une courbe d'évolution de notre crée par un mec que on pensais fou a l'époque et qui c'est jusqu'à maintenant révélé exacte et qui annonçais dans l'avenir un bon gros retour en arrière sur les plans technologique du à l'épuisement des ressources en énergie (carburant, électricité et autre) donc sans électricité ont fait comme martine on se brosse !
mais quand même c'est pas indispensable.... tiens ca me fait un peu penser au gens qui ne pourrait pas vivre sans leur télé ou leur portable....
non mais avant ont s'en passait bien quand on avais pas d'ordi ou que c'était encore trop cher ou pas développé et je pense que personne n'en est mort. de toute façons ca peut tous nous arrivé un jour de plus l'avoir donc mieux vaut apprendre à vivre un peu sans. puis j avais lu un article scientifique qui parlais d'une courbe d'évolution de notre crée par un mec que on pensais fou a l'époque et qui c'est jusqu'à maintenant révélé exacte et qui annonçais dans l'avenir un bon gros retour en arrière sur les plans technologique du à l'épuisement des ressources en énergie (carburant, électricité et autre) donc sans électricité ont fait comme martine on se brosse !

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nightloveart - Participant
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Re: Une vie sans Internet est elle imaginable?
bien sûr qu'elle est envisageable.
on perdra en revanche un accès permanent et souvent gratuit à la culture. et plein de commodité bien pratiques.
on perdra en revanche un accès permanent et souvent gratuit à la culture. et plein de commodité bien pratiques.
- Renate
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Re: Une vie sans Internet est elle imaginable?
ha les vieux sujet... toujours intéressant de ce relire quelque années après, je ne change rien à mon premier post, par contre je vais m’intéresser à la formulation de la question d'origine.
Une vie sans Internet est elle imaginable?
Question générale à porté absolue si sans autre précision, dans ce cas réponse extrement simple et tranchée : non seulement c'est imaginable mais ça correspond à réalité passé(dans les pays développés) et présente pour encore une partie de l'humanité.
Si on localise dans le temps et l'espace cette question, à savoir en France et maintenant, je renvoi à mon premier post, en ajoutant que vivre dans la normalité de notre temps c'est vivre avec internet.
De ce point de vue, et ca sera de plus en plus le cas, vivre sans internet sera être totalement en dehors de la société, je ne suis même pas sur que l'on puisse être "totalement" en dehors, à la marge oui mais totalement???
Une vie sans Internet est elle imaginable?
Question générale à porté absolue si sans autre précision, dans ce cas réponse extrement simple et tranchée : non seulement c'est imaginable mais ça correspond à réalité passé(dans les pays développés) et présente pour encore une partie de l'humanité.
Si on localise dans le temps et l'espace cette question, à savoir en France et maintenant, je renvoi à mon premier post, en ajoutant que vivre dans la normalité de notre temps c'est vivre avec internet.
De ce point de vue, et ca sera de plus en plus le cas, vivre sans internet sera être totalement en dehors de la société, je ne suis même pas sur que l'on puisse être "totalement" en dehors, à la marge oui mais totalement???
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spyd - ursus numéricus
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Re: Une vie sans Internet est elle imaginable?
Ma grand-mère l'est, elle ne l'utilise pas, n'a jamais touché à un ordi, même le vieil Atari que l'on avait amené chez pour y jouer, paye ses factures par courrier, n'a pas souscris à une offre box, bref, je sais pas en fait comment tu distingues le totalement du marginalement, mais je dirai que ma grand-mère vis totalement sans Internet !
Sinon, je suis totalement de ton avis, surtout aux vues de ce qui nous attend. J'ai du faire un projet de recherche sur le Web 3.0, et ce fut fort intéressant. Je le retrouve et je fais un copier-coller pour ce que ça intéresse...
Sinon, je suis totalement de ton avis, surtout aux vues de ce qui nous attend. J'ai du faire un projet de recherche sur le Web 3.0, et ce fut fort intéressant. Je le retrouve et je fais un copier-coller pour ce que ça intéresse...
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Asimov - MS Addict
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Re: Une vie sans Internet est elle imaginable?
pas retrouvé, il doit être sur mon dd, alors voici un article pour le journal de mon école, où j'ai repris mon projet.
Le Web 3.0 : seul futur rempart contre la sur-information et la désinformation via Internet ?
Elles sont le fruit de grands élans de surprise, d'indignations voire d'horreur à travers le monde. Ce sont des images retravaillées sous Photoshop ou des vidéos sorties de leur contexte. Dernièrement, il nous a été possible de voir en avant-première les premières photos du cadavre d'Oussama ben Laden, et également de pouvoir voir sur le site de vidéos en ligne Youtube le massacre d'innocents brûlés vifs perpétrés en Côte d'Ivoire dans la région de Duékoué par les forces pro-Ouattara, vidéo en réalité vieille de deux ans montrant une chasse aux sorciers au Kenya.
Devant le nombre exponentiel de données consultables gratuitement via Internet, la question se pose actuellement quant à la surabondance et la qualité de l'information accessible à n'importe quel utilisateur. D'autant plus en ces temps de conflits et de Printemps arabe où chaque camp n'hésite pas à utiliser Internet pour diffuser des images propagandes pour dénoncer telle ou telle pratique du camp adversaire, parfois en diffusant de fausses images aux yeux du monde entier.
Et aujourd'hui, excepté en comptant sur le travail des journalistes qui recoupent toutes les données, qu'elles proviennent d'informateurs comme Wikileaks ou des Observateurs de France 24, la liberté d'expression s'étouffe elle-même sur la toile à l'insu de notre clairvoyance. Le seul rempart qui semble doucement se dresser est celui emmené par la prochaine génération de Web, le Web 3.0. En effet, depuis la création d'Internet, le Web n'a cessé d'évoluer. Mais cette évolution s'est faite sur des dizaines d'années si bien que nous pouvons distinguer plusieurs générations de Web.
Du Web 1.0 au Web 3.0
En 1990, un étudiant anglais travaillant au CERN, Tim Berners-Lee, relie la notion d'hypertexte avec le protocole TCP/IP. Ainsi il créé le HTTP (Hypertext Transfer Protocol), le HTML (Hypertext Markup Language) et les adresses web. Le réseau ARPANET est officiellement remplacé par le World Wide Web en 1991. Le Web 1.0 est né.
Le Web 1.0, c'est une sorte de bibliothèque virtuelle, une plate-forme pour les documents. Ces derniers sont au format HTML, un langage de description de document au moyen de balises conçues pour écrire des pages Web et notamment créer de l'hypertexte, c'est-à-dire des pages contenant des liens avec d'autres pages. Ces pages consultables sont les seules données disponibles sur la toile que l'utilisateur peut alors uniquement consulter. C'est le Web statique. Pourtant très basique, Internet connaît une croissance sans précédent : en l'espace de 10 ans plusieurs millions de machines se connectent au réseau chaque année.
Jusqu'en 2003, le Web reste statique. C'est avec l'arrivée du numérique qu'il connaît une nouvelle évolution avec l'apparition de nouveaux services centrés sur l'utilisateur et simples d'utilisation. La recherche est de plus en plus efficace, le moteur de recherche Google avec son algorithme redoutable, devient le numéro un de sa catégorie. Une attention toute particulière est portée sur l'esthétique des sites Web. L'apparition de nouveaux langages (JAVA...) permet d'animer les pages Internet et il est alors possible de regarder la télévision ou d'écouter la radio sur son ordinateur. Les grands sites Internet comme Google ne cherchent plus à être seulement les meilleurs dans leur domaine (outil de recherche pour Google), mais adoptent une stratégie de spécification, en offrant de plus en plus de fonctionnalités gratuites, qui nécessitaient autrefois un logiciel différent payant pour l'utiliser (rachat et rattachement du site Youtube à Google afin de visionner des vidéos directement en ligne), et qui se révèlent innovantes (localisation géographique par Google Maps).
Un nouveau concept fait également son apparition : le web participatif. Véritables phénomènes des temps modernes, ces nouveaux sites deviennent les plus consultés au monde et comptent quelques centaines de millions d'inscrits. L'utilisateur peut créer son espace personnel sur internet par le biais de blogs (Myspace), de sites de partage (Youtube) ou encore par les réseaux sociaux (Facebook dès 2006). Il est créateur de données et non récepteur passif comme lors de la décennie passée. Il a aussi l'opportunité de participer à des encyclopédies collaboratives en libre accès telles que Wikipédia, est tenu au courant des événements extérieurs constamment via les flux RSS et a un accès illimité à tous biens culturels via les plate-formes de peer-to-peer (Emule), ce qui met à mal la gestion des copyrights.
En bref, le Web génération 2.0 devient esthétique, de prise en main facile, participatif, social et pose ses premiers problèmes d'éthiques. Il est une plateforme pour les individus.
Alors qu'à chaque décennie devait correspondre sa génération de Web, les retards pris dans l'établissement du Web 3.0 ont poussé ses fondateurs, Tim O’Reilly et John Battelle, à mettre en place le Web Square ou Web², génération de transition entre le 2.0 et le 3.0 dont il est prévu qu'elle laisse sa place en 2015. Le Web², notre Web actuel, se distingue de son prédécesseur par les caractéristiques suivantes :
C'est cette dernière notion qui constitue le meilleur glissement du Web² vers le Web 3.0. Effectivement, les Data Sets sont des bases de données qui sont liées entre elles grâce aux Linked Data, chaque donnée enrichit alors les autres et multiplie ainsi la valeur du tout. Une inter-connexion se crée alors entre toutes les données. Nous entrons bien dans l'ère du Web 3.0 imaginée par ses fondateurs.
Le Web 3.0
Le Web 3.0, basé sur le Web sémantique, est développé par Tim Berners-Lee et le World Wide Web Consortium (W3C) qu'il anime. Ce consortium a pour but de promouvoir l'évolution et la compatibilité des technologies du Web. Il cherche notamment à assurer l'universalité des liens, la standardisation des logiciels, leur disponibilité en accès libre, et la séparation entre les couches réseau et applications.
Il reste cependant difficile de donner une définition précise du Web 3.0. En effet, il se reporte à ce que les chercheurs ont dans un premier temps appelé le Web sémantique, terme pouvant prêter à confusion dans le sens où il ne sera pas possible de communiquer directement avec son ordinateur en lui écrivant au clavier des phrases. Son but est tout autre : dans la continuité du Web², il correspond plus à un Web de données (Data Web) et à une évolution du langage HTML. Là où le langage HTML servait à lire n'importe quels documents et à les relier entre eux, le Web de données a pour particularité de vouloir créer un lien automatique pour relier l'ensemble des données qui sont stockées dans tous les fichiers et bases de données des ordinateurs de la planète. L'idée est de rajouter aux données brutes du web une couche de signification, des métadonnées contextuelles que les ordinateurs seraient capables d'interpréter. Ainsi, il ne sera plus nécessaire d'utiliser plusieurs logiciels (navigateur Web, logiciel de traitement de texte ou de photo) pour lire des données et aussi les comparer manuellement.
La possibilité de partager des données est alors décuplée. Si toutes les données du monde sont inter-connectées, tous les domaines seront affectés : recherche, médecine, science, économie etc...
L'idée d'un web « intelligent » a déjà bien fait son chemin. Maintenant il faut le développer. Le premier pas a été fait en février 2009 lors de la conférence TED, où Tim Berners Lee a présenté son nouveau système de gestion des données : Linked Data.
Avec les Linked Data, nous pouvons trouver à partir d'une donnée, celles qui sont en relation avec elle. Pour cela il utilise le langage IEML (Information Economy Meta Language), la langue de l'intelligence artificielle. Il permet d'exprimer les modèles des divers sciences de l'homme, dans un langage compréhensible par les ordinateurs. Cela permet de relier le monde réel et le monde binaire.
Pour Tim Berners-Lee, cette technologie des données liées est un changement aussi important que l'invention du World Wide Web lui-même. Lors de cette conférence, il invite les gouvernements et les individus à ouvrir leurs données et à les exposer sur le web en leur inculquant le slogan « row data now! » (« des données brutes tout de suite »). Pour cela, il énonce quatre principes de base :
Mais le principe diffère dans le fait qu'il n'existera plus la notion de source et de cible comme c'était le cas avec le lien reliant deux documents : le lien entre les données sera maintenant caractérisé dans le but de trouver les données associées au même sujet, quels que soient l'ordinateur et le fichier où elles sont stockées. Ainsi la description relative à la donnée de l'URI relie la donnée à une catégorie. Par exemple, une date de naissance sera reliée à la catégorie « date » et un logiciel permettra de retrouver automatiquement les données d'une même catégorie.
Cependant, le lien entre les données fait appel au format RDF (Resource Data Framework) établi par le W3C au milieu de la première décennie des années 2000. Le format RDF permet de relier une donnée à une catégorie. Et il faut utiliser un autre langage pour définir les catégories : le langage OWL (Web Ontology Language) qui a recours à des dictionnaires spécialisés par domaine. Il est alors possible de rentrer à n'importe quel niveau un ensemble de données sous un dictionnaire ou une ontologie propre. Cela peut aller de données normalisées à l'échelle mondiale comme la latitude et la longitude des appareils GPS standardisées depuis 1984, jusqu'aux données d'un artisan qui souhaite mettre en vente ce qu'il produit comme par exemple un fabricant de porcelaine.
De ce fait, malgré l'existence de logiciels gratuits comme le D2R Server développé par l'Université Libre de Berlin qui permettent de convertir des données au format du Web sémantique en suivant l'ontologie que nous lui avons préalablement indiqué, c'est un travail de longue haleine que de convertir l'ensemble des données de la planète, d'où le retard pris dans la mise en place du Web 3.0 et notre transition par le Web². D'autant plus qu'il existe de grandes bases de données que les moteur de recherche du Web actuel ne peuvent atteindre et qui sont réservées à une communauté : ces bases de données constituent le Deep Web, et il est vraiment crucial de devoir les convertir afin de pouvoir donner au Web 3.0 toute son ampleur dans les domaines d'application auxquels il peut apporter une plus-value immense.
Les futurs impacts du Web 3.0 et notre accès à l'information
La première communauté que le Web 3.0 cherche à rassembler est la communauté scientifique. En effet, une multitude de données est éparpillée sur les différents serveurs d'universités et laboratoires de recherche, et recouper toutes ces données entre elles permettraient de faire des avancées significatives dans la mise au point de nouveaux médicaments par exemple. En reliant toutes les données des scientifiques et des compagnies aériennes, ils seraient également par exemple possible pour les épidémiologistes d'analyser les conséquences des flux de passagers sur la propagation d'une maladie ou d'un nouveau virus. Mais déjà un premier problème de partage totale des données se posent.
La classe politique cherche également à profiter de ce nouveau service qu'offre le Web 3.0. Le gouvernement américain a ainsi déjà plaider en faveur du Web 3.0 et ainsi de la transparence de leurs activités, au moment où Wikileaks perturbent cette image de transparence par la révélation de câbles sur leurs activités. Les États-unis ont donc mis en place un site Internet où sont accessible toutes les données des faits et gestes du personnel du gouvernement. http://www.data.gov et sunlightfoundation.com offrent ainsi les rapports, textes officiels ou autres articles sur la politique américaine.
Un autre domaine d'application nous affecterait directement dans notre vie quotidienne. Nos habitudes pourraient être totalement changées, comme avait pu l'imaginer l'auteur Philip K. Dick dans Prometeus, The Media Revolution. Dans un futur proche, notre environnement sera en permanence connecté à Internet. Une puce sera intégrée à l'homme afin qu'ils soient en totale interaction avec tous les objets qui l'entourent. La domotique sera extrêmement développée, et une fois chez lui, le fauteuil s'adaptera à la morphologie de son propriétaire, la musique diffusée tiendra compte de son humeur. Lorsqu'il entrera dans un magasin de vêtement, seuls lui seront proposés les vêtements en correspondance avec sa taille et ses préférences qu'il aura préalablement intégré à son avatar virtuel présent sur sa puce.
Et dans une réalité beaucoup plus proche, d'ici quelques années, c'est sur son utilisation d'Internet et de ses logiciels que l'homme sera directement concerné par l'évolution apporté par le Web 3.0. Son accès à l'information sera ainsi simplifiée, et mieux dirigée. En effet, plus une donnée possédera de liens avec l'ensemble des autres données, plus celle-ci pourra être jugée fiable. Seulement, lorsqu'il s'agit de désinformation, le but est justement de rendre l'information crédible et donc de la rattacher à un maximum de faits déjà connus. La clairvoyance de chacun doit donc rester de vigueur...
Le Web 3.0 : seul futur rempart contre la sur-information et la désinformation via Internet ?
Elles sont le fruit de grands élans de surprise, d'indignations voire d'horreur à travers le monde. Ce sont des images retravaillées sous Photoshop ou des vidéos sorties de leur contexte. Dernièrement, il nous a été possible de voir en avant-première les premières photos du cadavre d'Oussama ben Laden, et également de pouvoir voir sur le site de vidéos en ligne Youtube le massacre d'innocents brûlés vifs perpétrés en Côte d'Ivoire dans la région de Duékoué par les forces pro-Ouattara, vidéo en réalité vieille de deux ans montrant une chasse aux sorciers au Kenya.
Devant le nombre exponentiel de données consultables gratuitement via Internet, la question se pose actuellement quant à la surabondance et la qualité de l'information accessible à n'importe quel utilisateur. D'autant plus en ces temps de conflits et de Printemps arabe où chaque camp n'hésite pas à utiliser Internet pour diffuser des images propagandes pour dénoncer telle ou telle pratique du camp adversaire, parfois en diffusant de fausses images aux yeux du monde entier.
Et aujourd'hui, excepté en comptant sur le travail des journalistes qui recoupent toutes les données, qu'elles proviennent d'informateurs comme Wikileaks ou des Observateurs de France 24, la liberté d'expression s'étouffe elle-même sur la toile à l'insu de notre clairvoyance. Le seul rempart qui semble doucement se dresser est celui emmené par la prochaine génération de Web, le Web 3.0. En effet, depuis la création d'Internet, le Web n'a cessé d'évoluer. Mais cette évolution s'est faite sur des dizaines d'années si bien que nous pouvons distinguer plusieurs générations de Web.
Du Web 1.0 au Web 3.0
En 1990, un étudiant anglais travaillant au CERN, Tim Berners-Lee, relie la notion d'hypertexte avec le protocole TCP/IP. Ainsi il créé le HTTP (Hypertext Transfer Protocol), le HTML (Hypertext Markup Language) et les adresses web. Le réseau ARPANET est officiellement remplacé par le World Wide Web en 1991. Le Web 1.0 est né.
Le Web 1.0, c'est une sorte de bibliothèque virtuelle, une plate-forme pour les documents. Ces derniers sont au format HTML, un langage de description de document au moyen de balises conçues pour écrire des pages Web et notamment créer de l'hypertexte, c'est-à-dire des pages contenant des liens avec d'autres pages. Ces pages consultables sont les seules données disponibles sur la toile que l'utilisateur peut alors uniquement consulter. C'est le Web statique. Pourtant très basique, Internet connaît une croissance sans précédent : en l'espace de 10 ans plusieurs millions de machines se connectent au réseau chaque année.
Jusqu'en 2003, le Web reste statique. C'est avec l'arrivée du numérique qu'il connaît une nouvelle évolution avec l'apparition de nouveaux services centrés sur l'utilisateur et simples d'utilisation. La recherche est de plus en plus efficace, le moteur de recherche Google avec son algorithme redoutable, devient le numéro un de sa catégorie. Une attention toute particulière est portée sur l'esthétique des sites Web. L'apparition de nouveaux langages (JAVA...) permet d'animer les pages Internet et il est alors possible de regarder la télévision ou d'écouter la radio sur son ordinateur. Les grands sites Internet comme Google ne cherchent plus à être seulement les meilleurs dans leur domaine (outil de recherche pour Google), mais adoptent une stratégie de spécification, en offrant de plus en plus de fonctionnalités gratuites, qui nécessitaient autrefois un logiciel différent payant pour l'utiliser (rachat et rattachement du site Youtube à Google afin de visionner des vidéos directement en ligne), et qui se révèlent innovantes (localisation géographique par Google Maps).
Un nouveau concept fait également son apparition : le web participatif. Véritables phénomènes des temps modernes, ces nouveaux sites deviennent les plus consultés au monde et comptent quelques centaines de millions d'inscrits. L'utilisateur peut créer son espace personnel sur internet par le biais de blogs (Myspace), de sites de partage (Youtube) ou encore par les réseaux sociaux (Facebook dès 2006). Il est créateur de données et non récepteur passif comme lors de la décennie passée. Il a aussi l'opportunité de participer à des encyclopédies collaboratives en libre accès telles que Wikipédia, est tenu au courant des événements extérieurs constamment via les flux RSS et a un accès illimité à tous biens culturels via les plate-formes de peer-to-peer (Emule), ce qui met à mal la gestion des copyrights.
En bref, le Web génération 2.0 devient esthétique, de prise en main facile, participatif, social et pose ses premiers problèmes d'éthiques. Il est une plateforme pour les individus.
Alors qu'à chaque décennie devait correspondre sa génération de Web, les retards pris dans l'établissement du Web 3.0 ont poussé ses fondateurs, Tim O’Reilly et John Battelle, à mettre en place le Web Square ou Web², génération de transition entre le 2.0 et le 3.0 dont il est prévu qu'elle laisse sa place en 2015. Le Web², notre Web actuel, se distingue de son prédécesseur par les caractéristiques suivantes :
- la reconnaissance faciale des logiciels de traitement d'image, une option qui n'est plus seulement réservée aux services de renseignements, mais qui permet à l'utilisateur de trier et renommer facilement ses clichés par recoupement d'informations des systèmes que l'on dit auto-apprenants ;
- de façon plus générale, les Implied Metadata ou métadonnées. Dans le but de parvenir à réguler et mieux nous diriger à travers la masse titanesque de données présentes de nos jours sur le web et nos ordinateurs, il est possible d'associer à un fichier diverses informations de types similaires ou non directement rattachés à ce fichier. Ce sont les prémices du Data Link qui constituera le Web 3.0. Une application directe est par exemple la réalité augmentée que nous pouvons avoir par certaines applications de nos smartphones, où à travers notre écran nous accédons à des informations sur notre position, le fond historique de la ville s'il existe, la notation par le Guide Michelin du restaurant que l'on vise par la caméra des téléphones de notre décennie, etc... ;
- la notion de real-time web : tous les utilisateurs du monde entier se retrouve inter-connectés en quasi temps réel sur la toile. Ils peuvent inter-réagir instantanément aux événements extérieurs, comme lors des publications de leurs réactions via Twitter suite aux répressions après les émeutes iraniennes en 2009. Cet échange quasi-instantané d'informations entretient l'intelligence collective entretenue par les internautes et a ainsi donné naissance à la théorie de Synaptic Web ;
- la notion de Data Ecosystems : le but est de remplacer le lien habituel qui relie une page à une seule autre (principe du Linked Data) par un lien fournissant un ensemble de données sur le lien. Une donnée ne sera plus reliée à une seule autre donnée mais un ensemble de données : c'est le principe du Data Set qui n'utilise plus des adresses URLs, les adresses internet que nous avons actuellement l'habitude d'utiliser, mais des adresses URIs qui contiennent en fait toutes les adresses URLs renvoyant à l'ensemble des informations sur la donnée recherchée. Plus précisément, l'URI (Uniform Resource Identifier) désigne une courte chaîne de caractères permettant d'identifier une ressource abstraite ou physique du Web, soit par son adresse Internet (nous parlons alors de URL, Uniform Resource Locator) soit par son nom (URN, Uniform Resource Name). Ceci a d'ailleurs un effet sur l'environnement car cela permet d'économiser de l'énergie par rapport aux ressources utilisées pour la recherche sur les différents serveurs en multipliant le nombre de liens utilisés. La consommation actuelle des serveurs est estimée à 120 TWh d'électricité, soit 1% de la production mondiale, et un quart celle de la France. Plus besoin de cliquer successivement sur une dizaine de liens pour atteindre l'information qui nous intéresse, nous avons directement accès à l'information recherchée.
C'est cette dernière notion qui constitue le meilleur glissement du Web² vers le Web 3.0. Effectivement, les Data Sets sont des bases de données qui sont liées entre elles grâce aux Linked Data, chaque donnée enrichit alors les autres et multiplie ainsi la valeur du tout. Une inter-connexion se crée alors entre toutes les données. Nous entrons bien dans l'ère du Web 3.0 imaginée par ses fondateurs.
Le Web 3.0
Le Web 3.0, basé sur le Web sémantique, est développé par Tim Berners-Lee et le World Wide Web Consortium (W3C) qu'il anime. Ce consortium a pour but de promouvoir l'évolution et la compatibilité des technologies du Web. Il cherche notamment à assurer l'universalité des liens, la standardisation des logiciels, leur disponibilité en accès libre, et la séparation entre les couches réseau et applications.
Il reste cependant difficile de donner une définition précise du Web 3.0. En effet, il se reporte à ce que les chercheurs ont dans un premier temps appelé le Web sémantique, terme pouvant prêter à confusion dans le sens où il ne sera pas possible de communiquer directement avec son ordinateur en lui écrivant au clavier des phrases. Son but est tout autre : dans la continuité du Web², il correspond plus à un Web de données (Data Web) et à une évolution du langage HTML. Là où le langage HTML servait à lire n'importe quels documents et à les relier entre eux, le Web de données a pour particularité de vouloir créer un lien automatique pour relier l'ensemble des données qui sont stockées dans tous les fichiers et bases de données des ordinateurs de la planète. L'idée est de rajouter aux données brutes du web une couche de signification, des métadonnées contextuelles que les ordinateurs seraient capables d'interpréter. Ainsi, il ne sera plus nécessaire d'utiliser plusieurs logiciels (navigateur Web, logiciel de traitement de texte ou de photo) pour lire des données et aussi les comparer manuellement.
La possibilité de partager des données est alors décuplée. Si toutes les données du monde sont inter-connectées, tous les domaines seront affectés : recherche, médecine, science, économie etc...
L'idée d'un web « intelligent » a déjà bien fait son chemin. Maintenant il faut le développer. Le premier pas a été fait en février 2009 lors de la conférence TED, où Tim Berners Lee a présenté son nouveau système de gestion des données : Linked Data.
Avec les Linked Data, nous pouvons trouver à partir d'une donnée, celles qui sont en relation avec elle. Pour cela il utilise le langage IEML (Information Economy Meta Language), la langue de l'intelligence artificielle. Il permet d'exprimer les modèles des divers sciences de l'homme, dans un langage compréhensible par les ordinateurs. Cela permet de relier le monde réel et le monde binaire.
Pour Tim Berners-Lee, cette technologie des données liées est un changement aussi important que l'invention du World Wide Web lui-même. Lors de cette conférence, il invite les gouvernements et les individus à ouvrir leurs données et à les exposer sur le web en leur inculquant le slogan « row data now! » (« des données brutes tout de suite »). Pour cela, il énonce quatre principes de base :
- utiliser des URI (au lieu des URL) pour identifier ce que l'on veut rendre disponible sur le web comme ressources de données ;
- se servir des adresses HTTP pour permettre de les localiser et d'accéder à leurs contenus ;
- fournir des informations utiles sous forme de description sur la ressource (URI) quand on la consulte ;
- y inclure des liens vers d'autres URI en rapport avec la ressource consultée de façon à améliorer la découverte d'informations utiles.
Mais le principe diffère dans le fait qu'il n'existera plus la notion de source et de cible comme c'était le cas avec le lien reliant deux documents : le lien entre les données sera maintenant caractérisé dans le but de trouver les données associées au même sujet, quels que soient l'ordinateur et le fichier où elles sont stockées. Ainsi la description relative à la donnée de l'URI relie la donnée à une catégorie. Par exemple, une date de naissance sera reliée à la catégorie « date » et un logiciel permettra de retrouver automatiquement les données d'une même catégorie.
Cependant, le lien entre les données fait appel au format RDF (Resource Data Framework) établi par le W3C au milieu de la première décennie des années 2000. Le format RDF permet de relier une donnée à une catégorie. Et il faut utiliser un autre langage pour définir les catégories : le langage OWL (Web Ontology Language) qui a recours à des dictionnaires spécialisés par domaine. Il est alors possible de rentrer à n'importe quel niveau un ensemble de données sous un dictionnaire ou une ontologie propre. Cela peut aller de données normalisées à l'échelle mondiale comme la latitude et la longitude des appareils GPS standardisées depuis 1984, jusqu'aux données d'un artisan qui souhaite mettre en vente ce qu'il produit comme par exemple un fabricant de porcelaine.
De ce fait, malgré l'existence de logiciels gratuits comme le D2R Server développé par l'Université Libre de Berlin qui permettent de convertir des données au format du Web sémantique en suivant l'ontologie que nous lui avons préalablement indiqué, c'est un travail de longue haleine que de convertir l'ensemble des données de la planète, d'où le retard pris dans la mise en place du Web 3.0 et notre transition par le Web². D'autant plus qu'il existe de grandes bases de données que les moteur de recherche du Web actuel ne peuvent atteindre et qui sont réservées à une communauté : ces bases de données constituent le Deep Web, et il est vraiment crucial de devoir les convertir afin de pouvoir donner au Web 3.0 toute son ampleur dans les domaines d'application auxquels il peut apporter une plus-value immense.
Les futurs impacts du Web 3.0 et notre accès à l'information
La première communauté que le Web 3.0 cherche à rassembler est la communauté scientifique. En effet, une multitude de données est éparpillée sur les différents serveurs d'universités et laboratoires de recherche, et recouper toutes ces données entre elles permettraient de faire des avancées significatives dans la mise au point de nouveaux médicaments par exemple. En reliant toutes les données des scientifiques et des compagnies aériennes, ils seraient également par exemple possible pour les épidémiologistes d'analyser les conséquences des flux de passagers sur la propagation d'une maladie ou d'un nouveau virus. Mais déjà un premier problème de partage totale des données se posent.
La classe politique cherche également à profiter de ce nouveau service qu'offre le Web 3.0. Le gouvernement américain a ainsi déjà plaider en faveur du Web 3.0 et ainsi de la transparence de leurs activités, au moment où Wikileaks perturbent cette image de transparence par la révélation de câbles sur leurs activités. Les États-unis ont donc mis en place un site Internet où sont accessible toutes les données des faits et gestes du personnel du gouvernement. http://www.data.gov et sunlightfoundation.com offrent ainsi les rapports, textes officiels ou autres articles sur la politique américaine.
Un autre domaine d'application nous affecterait directement dans notre vie quotidienne. Nos habitudes pourraient être totalement changées, comme avait pu l'imaginer l'auteur Philip K. Dick dans Prometeus, The Media Revolution. Dans un futur proche, notre environnement sera en permanence connecté à Internet. Une puce sera intégrée à l'homme afin qu'ils soient en totale interaction avec tous les objets qui l'entourent. La domotique sera extrêmement développée, et une fois chez lui, le fauteuil s'adaptera à la morphologie de son propriétaire, la musique diffusée tiendra compte de son humeur. Lorsqu'il entrera dans un magasin de vêtement, seuls lui seront proposés les vêtements en correspondance avec sa taille et ses préférences qu'il aura préalablement intégré à son avatar virtuel présent sur sa puce.
Et dans une réalité beaucoup plus proche, d'ici quelques années, c'est sur son utilisation d'Internet et de ses logiciels que l'homme sera directement concerné par l'évolution apporté par le Web 3.0. Son accès à l'information sera ainsi simplifiée, et mieux dirigée. En effet, plus une donnée possédera de liens avec l'ensemble des autres données, plus celle-ci pourra être jugée fiable. Seulement, lorsqu'il s'agit de désinformation, le but est justement de rendre l'information crédible et donc de la rattacher à un maximum de faits déjà connus. La clairvoyance de chacun doit donc rester de vigueur...
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