• Critique Burn-Up Excess & W T.1 par

    Derrière une couverture magnifique et fort alléchante dessinée en 2008 pour la réédition japonaise de la série, se cache une création d'Oh! great de 1998. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le choc est rude...


    Graphiquement tout d'abord, ce n'est pas un fossé mais un véritable canyon qui sépare l'ancien du nouveau Oh! great. Le lecteur se retrouve donc devant quelque chose de très old school, banal et pas spécialement attrayant en dépit du nombre important de pages couleurs offertes par Panini. Bref, n'ayons pas peur de le dire, c'est moche. Mais la forme ne veut rien dire, qu'en est-il du fond?

    Le tome s'ouvre sur un chapitre nomme "le serial peloteur" qui donne le ton d'emblée. L'occasion de découvrir les personnages au cours d'une histoire loufoque entre Rio échappant à son créancier à mini-moto et la destruction d'une station de métro à coups de mécha, saupoudré d'humour et d'une pointe de fan-service. Sur le papier, ça semble extra, en réalité, c'est juste "sympathique", mais ce chapitre est le meilleur du recueil.
    Le suivant, envoyant les membres de l'unité "Warrior" dans l'espace pour secourir une navette, est assez indigeste et montre les limites de ce que le jeune Oh! great pouvait accomplir: action molle et plate, mise en scène souvent expédiée et/ou confuse...

    L'autre moitié du tome est consacrée à une histoire plus longue où l'unité secourt pendant une mission de routine Yukari, une arme humaine surpuissante... Si le scénario est un peu plus développé longueur oblige, il part dans tous les sens et cumule les défauts énoncés ci-dessus à un fan-service de mauvais goût mal amené, une dose de bons sentiments et un côté encore plus brouillon. Certes, à l'époque, l'auteur avait dû rusher pour achever cette histoire, mais le résultat est là: c'est mauvais. Débarrassée de l'aspect très second degré du premier chapitre, cette partie n'a aucun argument pour convaincre.


    Oh! great en personne s'excuse à la fin du volume pour ce que le lecteur vient de terminer. Il est intéressant de comparer la postface de 98 et celle de 2008, où le mangaka revient sur son oeuvre avec du recul qui nous permet de mieux cerner les circonstances dans lesquelles ce manga a originellement vu le jour. Et de lui pardonner un peu.
    Mais en l'état, impossible de recommander Burn-up Excess & W à quiconque, pas même pour la première histoire.

    Panini a fait un joli boulot sur l'édition en revanche, avec 8 pages couleur, un bonus sous la jaquette...

    3

    Poison Lady - 09 octobre 2013

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