DN Angel
Critique de Jeong-hu : 

Pour un shojo, on est très loin des stéréotypes du genre, avec jeunes filles en mini-uniforme.
Premièrement le héros est un jeune garçon, tout à fait ordinaire au départ, puis qui se transforme en une tout autre personne: Dark, le Voleur Fantome. C'est un scénario peu original (jeune garçon normal se changeant en son contraire), c'est la principale faille du manga.
Cependant, on se rend vite compte que le manga part dans un sens tout à fait différent de ce que l'on peut s'immaginer. Daisuke (héros) laisse facilement place à Dark (le Voleur Fantome). En effet, l'histoire se développe au fil des tomes, peu approfondie au départ, mais beaucoup plus détaillée dès le 6e tome, développant des intrigues intéressantes, avec de nouveaux personnages à chaque fois.
Le dessin est très agréable. Il y a plus beau, mais il y a infiniement plus laid. Les personnages masculins bénéficiant d'un aspect plus travaillé, énigmatique, un peu comme si Yukiru Sugisaki préfère dessiner des garçons (leur donnant à tous un charisme indégnable et peut-être une certaine sensualité, principalement pour Dark). Enfin, il faut préciser que le dessin s'améliore de tome en tome, le trait prend de l'assurance (la différence entre le volume 1 et le 10 est saisissance).
A noter, une pointe d'humour remarquable. Ce n'est pas la principale qualité du manga, mais c'est divertissant et ça permet de ne pas rendre l'histoire lourde et compliquée... ça détend d'avoir une petite scène drole de temps en temps.
Enfin, du côtè de l'édition: aucun problème. Pas de difficultés de lecture, il est seulement domage que les illustrations de début de chapitre s'étendant sur 2 pages soient coupées ainsi au milieu, mais ça, ce n'est pas à Glénat qu'il faut le repprocher...
En résumé, DN Angel est un manga très sympathique. Un shojo, mais pas uniquement pour filles, les garçons y trouveront aussi une intrigue très intéressante (un peu bancale sur le début), un graphisme très plaisant et maîtrisé de la part du mangaka. C'est sans prétention, mais ça change du stéréotype du shojo exclusivement réservée a la gente féminine...
