Devenir membre | Mot de passe perdu

G Gokudo Girl

Critique de kenshin :
  • J’ai voulu lire ce manga pour une seule et bonne raison : le nom de Buronson apparaissait en tant que scénariste sur sa jaquette. Une larme à l’œil, je repensais au fabuleux Ken le survivant dont il était déjà le scénariste et me plongeais dans cette lecture. A la différence de Ken, Gokudo Girl mettra en avant une jeune fille, Hyodô Maï, dotée d’une puissance, d’une obstination et d’un sang froid sans limite. Désireuse de redorer le blason de sa famille, elle va marcher sur Tokyo et sur tous les groupes de yakusa qui se sont dressés contre son père dont l’aura sera présente tout au long du manga tel un fantôme. Toujours habité d’un bon fond dans ses actes à l’image de son père, Maï cherchera à se venger de la traîtrise passée de certains et à se faire une place dans ce milieu underground. Cette histoire de yakusa en cinq volumes est assez violente avec notamment quelques combats de karaté. Elle met en avant le monde mystérieux, pyramidal voir parfois misérable des yakusa avec le sens de l’honneur et du respect envers son aîné. Pour arriver à ses fins dans ce monde impitoyable, elle devra agir de manière sournoise et intéressée.
    La qualité graphique est légèrement d’un moins bon niveau que les autres dessinateurs avec qui Buronson a travaillé par le passé. Néanmoins, l’histoire reste captivante avec son lot de surprises et de clichés sur ce monde sous terrain. Après un premier tome assez moyen dressant les contours de cette intrigue, j’ai été assez ravi de lire la suite puisque le scénario devient de plus en plus complexe et gagne en réalisme. Cela m’a un peu rappelé quelques films de yakusa que Kitano avait tourné dans sa jeunesse.
Critique de JoeHarper :
  • G. gokudo girl nous raconte l'histoire d'une lycéenne de 16 ans, souhaitant reformer le clan de yakuza de son défunt père pour laver l'honneur de ce dernier. Et ben dis donc, elles savent en faire des choses, les lycéennes japonaises. Précisons également que Mai, notre chère lycéenne, est une surdouée du karate. Comme par hasard. Voici donc le scénario de départ imaginé par Buronson (Ken le survivant). Zéro pointé niveau originalité.
    Voici donc notre jolie Mai en route pour les quartiers mal famés de Tokyo, à la recherche des anciens hommes de main de son père, dont un homme se faisant appeler "l'orque", et qui, bien entendu, est lui aussi très fort niveau castagne. Et, bien évidemment, la jeune fille va réunir tout ce petit monde en deux temps trois mouvements, et sans grosse difficulté.
    Notre héroïne étant une yakuza gentille, toute son équipe sera gentille elle aussi. Contrairement aux autres gangs qui, bien sûr, seront tous des vilains méchants pas beaux.
    Toujours plus loin dans les clichés et l'anti-originalité.
    Mais ces gentils yakuza doivent eux aussi se montrer durs. Ce sont des yakuza, après tout. Alors ils vont aller se battre contre les méchants, le tout dans un déchainement de violence. Voilà, c'est très schématique, mais c'est globalement tout ce qu'on retient du scénario tellement il est inintéressant.
    Tout ceci est ponctué par quelques pointes d'humour. D'ailleurs, on se demande ce que vient faire ici cet humour, qui en plus d'être au raz des pâquerettes, casse la violence et le réalisme que souhaite instaurer son auteur. Déjà que ce côté réaliste était largement mis à mal par beaucoup de choses, notamment le fait que notre jolie yakuza soit une lycéenne de 16 ans et soit quasiment invincible.
    Bref, on passe du coq à l'âne et ça part dans tous les sens. En un mot: raté.

    Mais alors, que reste-t-il à ce manga ? Et bien, si l'on accroche à son style rétro, le coup de crayon d'Hidenori Hara (L'homme du train, Regatta) s'avère être excellent. Les décors sont détaillés, les personnages très expressifs, et grâce à ça, certains en deviennent assez attachants. Donc dommage que le reste ne suive pas.

    Peu divertissant et peu passionnant, G. gokudo girl n'est pourtant pas un mauvais manga. C'est juste qu'en le lisant on s'ennuie beaucoup, devant la platitude extrême d'un scénario téléphoné, vu et revu.